VILLAINVILLE. Dans le cadre des journées « L’art à porter de tous », Jean-Charles Delange a ouvert son atelier.
Inscrit à la maison des artistes, Jean-Charles Delange participait ce week-end à l’initiative nationale, la 2ème édition « Ouverture des ateliers, l’art à portée de tous ». A cette occasion, Jean-Charles Delange avait invité Stéphane Talbot, artiste peintre et sculpteur qui a souhaité que Louise Delange, artisan d’art textile, brodeuse d’art et ennoblissement textiles, participe également.
Le public est venu nombreux découvrir les œuvres des ces trois artistes talentueux, chacun dans leur univers. Une peinture joyeuse et vivante. Vingt-huit toiles (petits et grands formats) étaient exposées.
Des artistes passionnés
Peintre, plasticien, sculpteur, photographe, Jean-Charles Delange est animé d’une fibre artistique à fleur de peau. Une sensibilité qu’il nous fait partager. La lumière est son sujet, il aime avoir les vibrations, la participation de la couleur qui change, se révèle suivant les heures et le temps passé devant la toile, et qui permet de faire vibrer la couleur. On pénètre dans ses toiles, on s’évade, on ressent de l’apaisement tel qu’avec cette toile qui nous fait penser aux fonds marins. De magnifiques toiles qu’il faut prendre le temps de contempler pour découvrir les nuances des couleurs, les détails. « Le dernier point de mon travail se place dans l’imaginaire des visiteurs, la liberté avec laquelle ils décrivent mes tableaux. Ces interprétations me sont magiques ». Avant de prendre les pinceaux, l’artiste prépare ses toiles, les enduit. Chacune porte un titre évocateur.
On découvrait les créations de Louise Delange, toiles, abat-jour, coussin, foulards…des créations qui demandent beaucoup de temps, un travail minutieux. Elle aime associer la broderie et la peinture et le public a pu admirer notamment une petite toile avec des plumes, ou bien inscrutée de minuscules perles (technique du crochet de Lunéville créée en 1810, pose de perles, paillettes et fil), des abat-jours conçus à la main (plissés) sur lesquels elle dessine, motif en teinture végétale. Louise n’utilise que de la peinture végétale, du tissu naturel.
Quant à Stéphane Talbot, il nous enchantait aussi par ses toiles. Un artiste pour lequel le contact du végétal est important. » Le contact du végétal, des arbres, de leurs formes, l’émotion qu’ils produisent dans l’entremêlement de leurs essences, leurs imbrications de masses, de ponctuation de branchages génèrent en moi un langage. Ma peinture est structurée de cette architecture, de sa narration. Devenue abstraction, cette écriture du paysage, colorée et architecturée, interroge « . Une très belle exposition des trois artistes talentueux avec lesquels les visiteurs ont pris plaisir à échanger
Le côte d’Albâtre
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