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POEME

BERLIN EN DEUIL

Des plus grands boulevards aux plus humbles venelles,
Décembre s’est vêtu de sapins, de joujoux,
Dans le froid glacial aux parfums de chouchous,
Noël offre aux passants ses douceurs éternelles.

Mais que pèse une crèche en des mains criminelles?
Un sourire est injure aux délires des fous.
Le hasard et la mort ont même rendez-vous
À Paris, à Berlin, à Nice ou à Bruxelles.

Pauvres frères Wallons, pauvres amis Germains,
Combien devrais-je encore écrire de poèmes
Pour dire ma douleur, ma peur des lendemains?

Combien d’assassinats et combien d’anathèmes
Avant que vos « bons Dieux » ne soient rabibochés
Et que des innocents échappent aux bûchers?

© Daniel Cuvilliez

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