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Une très grande famille

LA POTERIE-CAP-D’ANTIFER. Des descendants québécois de Nicolas Paquin viennent sur les traces de leur ancêtre.

Le Côte d'Albâtre

Le 27 mai 1985, soit trois cent quarante ans après, une délégation de quatre-vingt membres américains de la famille Paquin venait rendre visite à la terre de leur ancêtre, Nicolas Paquin. Une plaque commémorative rappelant que Nicolas Paquin était parti de La Poterie pour rejoindre les Amériques fut dévoilée et bénie à cette occasion. Samedi, trente ans après, à l’initiative de Jean-Marie Paquin, des membres de cette grande famille basée essentiellement à Deschambault, sont venus à leur tour sur les traces de leur ancêtre, accueillis par le maire Cyriaque Lethuillier en présence de Charles Revet sénateur et Florence Durande conseillère départementale. Né à la Poterie le 5 avril 1648, Nicolas Paquin était menuisier-tonnelier. Un métier qu’il avait appris chez maître Jean Balie à Grémonville avant d’être recruté par Jean Deschamps qui recherchait pour son fils François, « Sieur de la bouteillerie des menuisiers » un menuisier pour son établissement fondé au Canada en 1671. A l’âge de 24 ans, Nicolas décidait de tenter l’aventure dans le nouveau monde, au-delà de Terre Neuve sur les rives du Saint-Laurent. Nicolas Paquin avait signé un contrat de trois ans, établi le 13 avril 1672, moyennant 150 livres l’an en plus des outils nécessaires à son travail, la nourriture, l’ hébergement. Il travailla pendant trois ans pour le compte du seigneur de Rivière-Ouelle avant de s »installer aux environs de Québec. Marié le 18 novembre 1673 avec Marie Plante,il aura trois enfants. En 1985, ils n’étaient pas moins de 12 000 à porter le nom. Une famille qui s’est agrandie au point de compter aujourd’hui près d’un millier de membres qui se sont regroupés en associations. Nicolas Paquin fut inhumé à Sainte-Famille le 17 décembre 1708. L’histoire de cette famille immense et prospère, serait certainement oubliée sans les efforts de frère Victor qui au bout de vingt-cinq ans de recherches, a déterminé très exactement la lignée des Paquin, tous descendants de Nicolas avant de rédiger un ouvrage sur la famille « La petite histoire des familles Paquin en Amérique ». Le maire a rappelé qu’en 1985,le maire Roger Pigny, avait remis un peu de terre et un galet à chacun des membres. Dans un même esprit, il a souhaité leur remettre quelques morceaux de craie des falaises du Cap d’Antifer qui constitue le fondement, le socle géologique des terres de leur ancêtre, accompagné d’une carte postale des falaises d’ Antifer au dos de laquelle est imprimé un citation de Maupassant. « J’aime mon pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux…. » Auparavant le maire avait remercié l’abbé Durand qui a célébré la messe malgré un agenda très chargé et souligné l’investissement des personnes ayant contribué à la réussite de cette journée. A l’issue, chacun a partagé le verre de l’amitié.

Le Côte d’Albâtre

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