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Des classes surchargées, des conditions de travail dégradées !

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CRIQUETOT-L’ESNEVAL. Les enseignants et les parents d’élèves se mobilisent contre la fermeture de deux classes de 6e à la rentrée prochaine.


Face à la fermeture annoncée de deux classes de 6e à la rentrée prochaine, l’équipe enseignante du collège l’Oiseau Blanc, avec le soutien de tous les personnels, s’est aussitôt mobilisée pour contester le bien-fondé de cette décision qui ne s’appuie pas sur l’effectif réel, le chiffre retenu excluant les élèves de la classe ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire). La pétition en ligne cliquez ici lancée mercredi 8 a déjà enregistrée six cent signatures ainsi que de nombreux commentaires de soutien.

Vendredi soir, un appel à la mobilisation autour d’un « apéritif revendicatif » avait été organisé, auquel de nombreux parents ont participé. L’objectif était d’expliquer aux parents dans quelles conditions les élèves seront appelés à travailler et pour mieux visualiser la situation, des chaises représentant les élèves de la classe ULIS avaient été installées sur le parking. Professeur de français, Nolween Courtoiseau a dressé un bilan de la situation. Pour 33 élèves en moins à la rentrée prochaine, deux classes vont être supprimées, ce qui représente actuellement au moins 52 élèves. « La moyenne sera de 27 élèves par classe, soit le taux le plus fort du département. Neuf classes sont supprimées en Seine-Maritime, dont deux chez nous. On bat les records » Cela signifie qu’il y aura 28 élèves par classe en 6e et en 5e et 26 en 4e et 3e… A ces chiffres, il faut ajouter les élèves qui sont en ULIS et qui n’ont pas été comptabilisés alors qu’ils sont intégrés dans tous les cours. Au lieu d’un effectif annoncé de 807 élèves à la prochaine rentrée, c’est donc 817 élèves en réel. Un vrai problème qui aura d’autres répercussions, car la suppression des deux classes signifie que dans un an, le collège perdra une classe de 5e, dans deux ans, une classe de 4e, soit quatre classes sur trois ans ce qui risque d’engendrer des suppressions de postes, des compléments de services et donc des conditions de travail dégradées tant pour les élèves que les enseignants. A leur demande d’audience adressée à la DASEN (direction académique des services de l’éducation nationale), les enseignants sont toujours dans l’attente d’une réponse. Les enseignants et les parents de leur côté ont rencontré Estelle Grelier, secrétaire d’Etat chargée des collectivités territoriales, qui a apporté son soutien et informé que le dossier était dans les mains du Rectorat.

Le Côte d’Albâtre

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